Second Sew : l’upcycling pour tout-petits

Second Sew : l’upcycling pour tout-petits

C’est un fait : on sait qu’aujourd’hui on pourrait totalement stopper la production de nouveaux vêtements, nous en avons produit suffisamment pour habiller le monde entier ! Ennuyeux me direz-vous ? Pas forcément, car il existe des esprits créatifs qui s’amusent à re-créer la mode. C’est notamment le cas de la marque pour tout-petits Second Sew. Lancée l’année dernière, la jeune marque pratique ce qu’on appelle l’upcycling – à savoir faire du neuf avec du vieux.

Second Sew pioche dans la manne de textiles existants, souvent destinés à la destruction, pour confectionner de nouveaux vêtements pour bébés et enfants de 0 à 4 ans. Il s’agit de récupérer de vieux rideaux, des vêtements anciens, les nappes de mamie ainsi que les chutes de tissus censées partir à la benne. Le fait de recycler les tissus permet d’établir un cercle vertueux de production qui respect l’environnement : on ne produit pas de nouvelles matières, c’est donc une production de vêtements très peu polluante (pas de culture, pas de traitement, pas de teinte, peu de km parcourus, peu d’eau utilisée…).

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Second Sew s’nscrit également dans une logique sociale. En effet, l’assemblage des vêtements de la jeune marque est réalisé par un atelier de confection à Calais qui favorise la mise en œuvre d’un cursus d’accès à la qualification et à l’emploi des personnes en difficulté d’insertion professionnelle. Si le Made in France est souvent présenté comme un gage de qualité, il permet également de soutenir l’économie sociale et solidaire.

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En achetant des vêtements Second Sew à vos enfants, vous leur offrez des pièces uniques possédant leurs propres histoires. Les collections sont produites en très petite quantité puisque chaque tissu est limité.

Pour le confort des enfants, les coupes sont relativement simples, adaptés au quotidien de nos petits aventuriers. Salopettes, robes, bloomers, les vêtements Second Sew sont gais, colorés, et rappellent le charme d’antan. En terme de prix, la marque est très accessible, les produits actuellement disponibles sur l’e-shop de la marque sont proposés entre 8,50€ et 35€ en fonction des modèles. On ne saurait être plus responsable !

Crédits photo : Second Sew

REFORMATION, LA FAST-FASHION RESPONSABLE

REFORMATION, LA FAST-FASHION RESPONSABLE

Peut-on être une grosse marque et produire de manière responsable ? Nos amis anglo-saxons sont assez avancés sur la question. En 2009, Yael Aflalo, ancienne mannequin, lance sa marque californienne eco-friendly Reformation. Son objectif est clair et ambitieux : créer une grande enseigne de mode, répondant à des principes éthiques et écologiques. Très vite, les stars telles que Rihanna, Alexa Chung ou encore Emily Ratajkowski deviennent des adeptes. La marque décolle et ouvre plusieurs boutiques aux Etats-Unis, en plus de l’eshop.

Reformation propose des collections limitées, produites et manufacturées localement à Los Angeles. Ainsi Yael Aflalo prouve que l’on peut produire en grande quantité, localement en se souciant du développement durable.  La marque porte trois valeurs fondamentale : l’environnement, l’équité sociale et les exigences économiques. Reformation, c’est en soi de la fast-fashion responsable.

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Dans un souci écologique, les bâtiments et infrastructures de la marque utilisent 100% d’énergie verte qui provient des éoliennes. L’éclairage est assuré par des LED. Ces installations écologiques permettent à la marque de réduire ses dépenses en eaux, de contrôler ses émissions de CO2 et de diminuer ses déchets. La société recycle 75% de ses déchets et espère, d’ici quelques années, pouvoir atteindre l’objectif du zéro déchet. 

La marque est également très active sur le plan social. Le bien-être est au centre des préoccupations. Ainsi Reformation propose à ses travailleurs des formations avec une possibilité d’évolution au sein de l’entreprise. La question des femmes et de leur place dans l’entreprise est également primordiale. Tout est mis en place pour que la société soit attractive aux meilleurs talents. Ce souci de l’humain passe également par la transparence sur la provenance des produits, ainsi que l’impact de la production sur la santé des travailleurs.

Mais là où la marque déploie le plus d’énergie, c’est sur son engagement environnemental. Pour pallier à la production de coton, qui même bio, reste très gourmande en eau, Reformation mise sur le développement technologique du textile. La matière phare qu’utilise la marque est le Tencel. Biodégradable, infroissable et doux au toucher, ses fibres sont extraites de la cellulose d’eucalyptus qui nécessite peu d’espace pour se développer. Il se cultive plus rapidement que le coton, et nécessite moins d’eau. Principalement fabriqué par la firme autrichienne Lenzing, le Tencel est aujourd’hui certifié par le label Oeko Tex100. Pour compenser les coûts énergétiques de la production de Tencel, Lenzing n’utilise que de l’énergie renouvelable pour pouvoir minimiser son impact écologique ainsi que le coût d’exploitation de cette fibre.

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Pour le reste de ses collections, Reformation utilise également des matières existantes qu’elle recycle. Elle utilise notamment des chutes de tissus de l’industrie textile. La marque est pionnière dans l’upcycling. Elle a également lancé un programme de recyclage en permettant à ses clients de renvoyer leurs vieux vêtements.

Pour mesurer son impact environnemental, Reformation a développé un logiciel de nommé Refscale. Par de savants calculs, ce logiciel récolte toutes les donnés sur les différentes étapes de la vie du vêtement et étudie son rapport à l’environnement : de la fabrication du textile jusqu’à sa vente et son recyclage. Cette outil permet notamment à la marque de mesurer les progrès qu’il lui reste à faire afin d’atteindre le zéro déchet. Et pour compenser ses émissions de CO2 rejetées, ses déchets non recyclés et ses dépenses en eau, l’entreprise participe à la replantation de forêts dans l’état de Californie et s’engage fortement en faveur de l’éducation des enfants à Los Angeles. Tout est donc pensé pour que l’entreprise soit la plus responsable possible.

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En terme de coûts, on reste très éloigné des petits prix des enseignes classiques de fast-fashion. On est plus sur une gamme de prix moyens à l’instar des Maje, Sandro, The Kooples. L’éthique en plus. Il est possible de passer commande de France via l’e-shop mais les frais de livraison sont assez élevés. Espérons donc que Reformation inspire des entreprise française. À quand la première marque de fast-fasion éthique française ?

Crédits photos : Reformation

W.Y.L.D.E, DES VÊTEMENTS 100% RECYCLÉS, 100% TENDANCE

W.Y.L.D.E, DES VÊTEMENTS 100% RECYCLÉS, 100% TENDANCE

On sait qu’aujourd’hui on pourrait complètement arrêter de produire de nouvelles matières pour fabriquer nos vêtements. Avec l’avènement de la fast-fashion, on ne porte plus nos habits en nombre d’années, mais en nombres de mois. Pire encore, on ne porterait que 5 fois nos vêtements ! Dans ce contexte de surconsommation, le recyclage semble être l’avenir de la mode. W.Y.L.D.E en a fait sa spécialité. Découverte de cette marque au développement prometteur.

Depuis 2013, W.Y.L.D.E revendique une mode tendance 100% recyclée. Créé par Clarissa Acario, brésilienne d’origine mais française de coeur et d’adoption, la jeune créatrice s’est engagée pour révolutionner la mode. Clarissa chine, redonne vie à des vêtements vintage, les découpe, les coud à la main pour en faire des pièces uniques d’exception. Les collections W.Y.L.D.E s’inspirent de la musique, de l’art et de la culture urbaine, tout en étant intemporelles. Le style de la marque est contemporain, graphique, avec une touche rock. La jeune créatrice enrichit les vêtements en ajoutant des broderies, des clous, des zips,… Recycler divers pièces et accessoires rend le jeu créatif encore plus excitant.

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L’engagement éthique et le développement durable sont des valeurs fortes de la marque. C’est la raison pour laquelle Clarissa a fait le choix d‘une mode «Made in France» responsable et solidaire. Matières premières et fabrication sont garanties au cœur d’un circuit court français. À chaque saison, la marque présente un dressing complet en toiles fabriquées à partir des fibres 100% recyclés, en série limitée. Pour Clarissa, il est possible de produire sans détruire. À l’opposé de la fast-fashion, W.Y.L.D.E est dans une logique de cercle vertueux de la mode. Qualité des produits, respect de l’environnement et des filières, transparence pour le consommateur sont dans l’ADN de la marque.

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W.Y.L.D.E ce sont des collections capsules mixtes à prix justes. On peut acquérir une pièce de créateur unique autour de 100€-300€, ce qui est tout à fait raisonnable pour un vêtement Made in France. Les collections sont commercialisées sur l’eshop de la marque, ou dans quelques points de vente à retrouver ici.

Crédits photo : W.Y.L.D.E 

LES RÉCUPÉRABLES : L’UPCYCLING EST L’AVENIR DE LA MODE

LES RÉCUPÉRABLES : L’UPCYCLING EST L’AVENIR DE LA MODE

Si vous vous intéressez de près à la mode éthique, vous avez dû entendre parler des Récupérables. À coup de com extrêmement bien ficelée, la marque d’upcycling lance sa nouvelle collection Kotidienne sur la plateforme participative Ulule.

Quel est le concept des Récupérables ? Tout commence dans la tête d’Anaïs Dautais Warmel. En effet, la jeune créatrice téméraire et audacieuse a eu l’idée de créer sa marque alors qu’elle était responsable de la boutique solidaire La Toute Petite Rockette, annexe d’une ressourcerie parisienne. Face à l’afflux de tissus jetés à la décharge, Anaïs a imaginé un concept où des vêtements modernes et branchés seraient confectionnés à partir de tissus de seconde main. Recycler de l’ancien pour en faire du nouveau, c’est cela l’upcycling. Les Récupérables s’inscrivent dans un projet de mode circulaire. La marque puise ses ressources dans ce qui a déjà été consommé, laissé de côté et ce malgré la qualité qui perdure, et profite de cette occasion pour transformer cette désuétude en branchitude avant de la remettre en circulation. La boucle est bouclée !

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Depuis 2015, Les Récupérables proposent des vêtements fabriqués à partir de nappes, rideaux, draps et tissus d’ameublement vintage. Les collections sont disponibles en édition limités, mais suivent une direction artistique précise et cohérente qui donne une personnalité propre à la marque. À chaque collection, on retrouve des motifs floraux, des carreaux, mais également des pièces unies. Pour sa nouvelle collection Kotidienne, la marque propose des sweats aux manches motifs cachemires. C’est un mix parfait qui illustre bien l’ADN de la marque : la modernité sublimée par l’ancien.

Kotidienne, c’est une collection de 9 modèles : un headband méga tendance, un sac convertible cabas/sac à dos super pratique, un T-shirt imprimé (vous savez, l’indispensable des parisiennes de la fashion week !) en coton bio, un sweatshirt streetwear qui plaira autant à mémé qu’aux skateurs branchés, une robe chic et graphique, un pantalon à pinces pour une silhouette fuselée de working girl au top, une jupe taille haute mi-longue justement qualifiée de rétro-graphique par le magazine Hummade, un chino must have du dressing masculin, un kimono revisité à porter oversize pour un look loose assumé.

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Autre information, et pas des moindre, toutes les pièces Les Récupérables sont confectionnées dans des ateliers de réinsertion sociales ou de petits ateliers parisiens. Ainsi en achetant une pièce de la marque, on contribue à la promotion d’une mode responsable, du développement durable et de l’économie locale et solidaire. Alors foncez sur Ulule, les pré-ventes partent comme des petits pains !

Crédits photos : Les Récupérables