CUS, marque barcelonaise 100% transparente

CUS, marque barcelonaise 100% transparente

En Espagne, notamment à Barcelone, il y a un vivier de marques éco-responsables. Nouvelle découverte espagnole : la marque CUS qui développe deux collections pour femme sous les labels CUS et CUS VIVA. Il s’agit de vêtements sobres et élégants, aux coupes graphiques.

La marque met en avant des principes fondateurs qui reflètent les valeurs éthiques de CUS.  Tout d’abord, par attachement à la capitale catalane, les fondateurs ont mis un point d’honneur à fabriquer les collections CUS à Barcelone. C’est là qu’ils vivent et c’est tout naturellement là qu’ils souhaitent développer l’économie locale et ainsi réduire leur impact carbone en encourageant une mode de proximité. Les collections CUS VIVA sont quant à elles fabriquées au Portugal.

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La transparence est un point essentiel pour la marque qui ne travaille qu’avec des prestataires de confiance. C’est la raison pour laquelle, toutes les matières utilisées pour la confection des produits sont minutieusement sourcées, elles proviennent pour la majorité d’Europe et sont labellisées GOTS ou Oeko-Tex®. Les tissus sont également choisis dans un souci environnemental : coton bio, laine et coton recyclés, Tencel® (fibres produites à partir de pulpe de bois),… Les couleurs des vêtements sont obtenues par des procédés naturels, sans ajout d’agents chimiques.

L’engagement de la marque est également social : pour lutter contre l’exclusion, les collections de la marque sont fabriquées par des femmes en réinsertion.

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Actuellement, la marque n’est pas encore distribuée en France, mais elle est accessible via son e-shop sur le web. Les frais de port pour la France sont de 15€, mais espérons vite retrouver CUS sur un site marchand français !

Crédits photo : CUS

REFORMATION, LA FAST-FASHION RESPONSABLE

REFORMATION, LA FAST-FASHION RESPONSABLE

Peut-on être une grosse marque et produire de manière responsable ? Nos amis anglo-saxons sont assez avancés sur la question. En 2009, Yael Aflalo, ancienne mannequin, lance sa marque californienne eco-friendly Reformation. Son objectif est clair et ambitieux : créer une grande enseigne de mode, répondant à des principes éthiques et écologiques. Très vite, les stars telles que Rihanna, Alexa Chung ou encore Emily Ratajkowski deviennent des adeptes. La marque décolle et ouvre plusieurs boutiques aux Etats-Unis, en plus de l’eshop.

Reformation propose des collections limitées, produites et manufacturées localement à Los Angeles. Ainsi Yael Aflalo prouve que l’on peut produire en grande quantité, localement en se souciant du développement durable.  La marque porte trois valeurs fondamentale : l’environnement, l’équité sociale et les exigences économiques. Reformation, c’est en soi de la fast-fashion responsable.

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Dans un souci écologique, les bâtiments et infrastructures de la marque utilisent 100% d’énergie verte qui provient des éoliennes. L’éclairage est assuré par des LED. Ces installations écologiques permettent à la marque de réduire ses dépenses en eaux, de contrôler ses émissions de CO2 et de diminuer ses déchets. La société recycle 75% de ses déchets et espère, d’ici quelques années, pouvoir atteindre l’objectif du zéro déchet. 

La marque est également très active sur le plan social. Le bien-être est au centre des préoccupations. Ainsi Reformation propose à ses travailleurs des formations avec une possibilité d’évolution au sein de l’entreprise. La question des femmes et de leur place dans l’entreprise est également primordiale. Tout est mis en place pour que la société soit attractive aux meilleurs talents. Ce souci de l’humain passe également par la transparence sur la provenance des produits, ainsi que l’impact de la production sur la santé des travailleurs.

Mais là où la marque déploie le plus d’énergie, c’est sur son engagement environnemental. Pour pallier à la production de coton, qui même bio, reste très gourmande en eau, Reformation mise sur le développement technologique du textile. La matière phare qu’utilise la marque est le Tencel. Biodégradable, infroissable et doux au toucher, ses fibres sont extraites de la cellulose d’eucalyptus qui nécessite peu d’espace pour se développer. Il se cultive plus rapidement que le coton, et nécessite moins d’eau. Principalement fabriqué par la firme autrichienne Lenzing, le Tencel est aujourd’hui certifié par le label Oeko Tex100. Pour compenser les coûts énergétiques de la production de Tencel, Lenzing n’utilise que de l’énergie renouvelable pour pouvoir minimiser son impact écologique ainsi que le coût d’exploitation de cette fibre.

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Pour le reste de ses collections, Reformation utilise également des matières existantes qu’elle recycle. Elle utilise notamment des chutes de tissus de l’industrie textile. La marque est pionnière dans l’upcycling. Elle a également lancé un programme de recyclage en permettant à ses clients de renvoyer leurs vieux vêtements.

Pour mesurer son impact environnemental, Reformation a développé un logiciel de nommé Refscale. Par de savants calculs, ce logiciel récolte toutes les donnés sur les différentes étapes de la vie du vêtement et étudie son rapport à l’environnement : de la fabrication du textile jusqu’à sa vente et son recyclage. Cette outil permet notamment à la marque de mesurer les progrès qu’il lui reste à faire afin d’atteindre le zéro déchet. Et pour compenser ses émissions de CO2 rejetées, ses déchets non recyclés et ses dépenses en eau, l’entreprise participe à la replantation de forêts dans l’état de Californie et s’engage fortement en faveur de l’éducation des enfants à Los Angeles. Tout est donc pensé pour que l’entreprise soit la plus responsable possible.

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En terme de coûts, on reste très éloigné des petits prix des enseignes classiques de fast-fashion. On est plus sur une gamme de prix moyens à l’instar des Maje, Sandro, The Kooples. L’éthique en plus. Il est possible de passer commande de France via l’e-shop mais les frais de livraison sont assez élevés. Espérons donc que Reformation inspire des entreprise française. À quand la première marque de fast-fasion éthique française ?

Crédits photos : Reformation