OLOW, LABEL ARTISTIQUE ÉTHIQUE

OLOW, LABEL ARTISTIQUE ÉTHIQUE

Dans le paysage des marques masculines responsables, Olow est un acteur à ne pas manquer. Fondée en 2006 par Mathieu Sorosina et Valentin Porcher à Montreuil, la marque originaire de Seine Saint-Denis s’est affirmée entre la culture street et la mode masculine intemporelle.

Chaque saison, Olow s’inspire de l’atmosphère du moment pour créer des collections allant des basiques aux imprimés audacieux. Plus qu’une marque de prêt-à-porter, Olow est un label artistique. Mathieu Sorosina et Valentin Porcher collaborent avec différents artistes et sortent régulièrement des collections capsules. En ce moment, c’est l’artiste Jean Jullien qui est mis à l’honneur avec des motifs inspirés de la BD (à découvrir ici). Par ailleurs, la boutique (48, Rue de Montmorency – Paris – 3ème) expose sans cesse des dessinateurs, peintres, graphistes ou encore sculpteurs. Depuis plus de onze ans, Olow possède à son actif une centaine de collaborations artistiques sur le textile, des expositions, concerts et films, ainsi qu’un magazine papier.

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Outre sa culture artistique, la marque se veut exemplaire sur la production de ses produits. Ainsi, Olow s’efforce de commercialiser des vêtements de qualité fabriqués au Portugal, à quelques kilomètres de Braga, dans des usines familiales. L’éthique est au centre des valeurs de Mathieu Sorosina et Valentin Porcher qui connaissent parfaitement leurs prestataires. Le choix du Portugal s’est fait dans un souci de «développement durable, social et économique à l’échelle européenne». Il s’est également imposé du fait que leurs fournisseurs parlent français, ce qui n’est pas négligeable dans le choix d’un prestataire.

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Vous pouvez retrouver la collection d’Olow sur leur e-shop, dans leur boutique, ainsi que dans plus de 200 points de vente. Les prix correspondent à une gamme moyenne, et bien plus abordables que certaines marques qui fabriquent en Asie sans aucune transparence sur leur production.

Crédits photos : Olow

LES RÉCUPÉRABLES : L’UPCYCLING EST L’AVENIR DE LA MODE

LES RÉCUPÉRABLES : L’UPCYCLING EST L’AVENIR DE LA MODE

Si vous vous intéressez de près à la mode éthique, vous avez dû entendre parler des Récupérables. À coup de com extrêmement bien ficelée, la marque d’upcycling lance sa nouvelle collection Kotidienne sur la plateforme participative Ulule.

Quel est le concept des Récupérables ? Tout commence dans la tête d’Anaïs Dautais Warmel. En effet, la jeune créatrice téméraire et audacieuse a eu l’idée de créer sa marque alors qu’elle était responsable de la boutique solidaire La Toute Petite Rockette, annexe d’une ressourcerie parisienne. Face à l’afflux de tissus jetés à la décharge, Anaïs a imaginé un concept où des vêtements modernes et branchés seraient confectionnés à partir de tissus de seconde main. Recycler de l’ancien pour en faire du nouveau, c’est cela l’upcycling. Les Récupérables s’inscrivent dans un projet de mode circulaire. La marque puise ses ressources dans ce qui a déjà été consommé, laissé de côté et ce malgré la qualité qui perdure, et profite de cette occasion pour transformer cette désuétude en branchitude avant de la remettre en circulation. La boucle est bouclée !

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Depuis 2015, Les Récupérables proposent des vêtements fabriqués à partir de nappes, rideaux, draps et tissus d’ameublement vintage. Les collections sont disponibles en édition limités, mais suivent une direction artistique précise et cohérente qui donne une personnalité propre à la marque. À chaque collection, on retrouve des motifs floraux, des carreaux, mais également des pièces unies. Pour sa nouvelle collection Kotidienne, la marque propose des sweats aux manches motifs cachemires. C’est un mix parfait qui illustre bien l’ADN de la marque : la modernité sublimée par l’ancien.

Kotidienne, c’est une collection de 9 modèles : un headband méga tendance, un sac convertible cabas/sac à dos super pratique, un T-shirt imprimé (vous savez, l’indispensable des parisiennes de la fashion week !) en coton bio, un sweatshirt streetwear qui plaira autant à mémé qu’aux skateurs branchés, une robe chic et graphique, un pantalon à pinces pour une silhouette fuselée de working girl au top, une jupe taille haute mi-longue justement qualifiée de rétro-graphique par le magazine Hummade, un chino must have du dressing masculin, un kimono revisité à porter oversize pour un look loose assumé.

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Autre information, et pas des moindre, toutes les pièces Les Récupérables sont confectionnées dans des ateliers de réinsertion sociales ou de petits ateliers parisiens. Ainsi en achetant une pièce de la marque, on contribue à la promotion d’une mode responsable, du développement durable et de l’économie locale et solidaire. Alors foncez sur Ulule, les pré-ventes partent comme des petits pains !

Crédits photos : Les Récupérables

JagVi, ÉLÉGANCE ET CONFORT MADE IN EUROPE

JagVi, ÉLÉGANCE ET CONFORT MADE IN EUROPE

On me demande souvent quels sont les critères pour connaître les marques qui produisent dans de mauvaises conditions sociales. Les très bas prix peuvent être un bon indicateur. Cependant, les tarifs ne sont pas toujours représentatifs des conditions de fabrication. En effet, de nombreuses marques se situent sur des gammes de prix moyens et produisent néanmoins dans les mêmes usines que les géants de fast-fashion. Et elles se payent nos têtes en indiquant « design in France » ou « créé en France », histoire de laisser penser que la fabrication de leurs produits est française. Made in Responsable a pour vocation de faire découvrir des marques qui produisent en soignant la qualité de leurs créations, ce qui va souvent de paire avec les conditions des travailleurs textiles. C’est notamment le cas de la marque JagVi.

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Créée en 2012 au bord du lac d’Annecy, la marque française JagVi est une association de deux mots suédois « Jag » signifiant « moi » et « Vi » signifiant « nous ». Le « nous » c’est Pierre-Yves Bomey et Christine Poirier. Rien n’a été improvisé, les deux associés avaient déjà un pied dans l’industrie du prêt-à-porter, Pierre-Yves Bomey étant l’ex-directeur retail du groupe Lafuma et Christine Poirier, styliste pour divers marques. Ce qui les a rapproché, c’est leur goût pour les produits aux finitions impeccables, élégants et décontractés. C’est la raison pour laquelle, ils se sont lancés dans l’aventure JagVi avec pour point de départ de créer des vêtements pour le voyage de bonne facture et raffinés avec comme devise « Tailormade for smart travellers ».

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Les collections JagVi sont fabriquées dans des ateliers artisanaux en France, Italie et Portugal. Le choix des matières est primordiales qu’elles soient naturelles ou techniques. Tissus, laines ou autres matières proviennent de régions reconnus pour la durabilité et la qualité des produits, tels que le Japon, l’Italie, l’Allemagne et la France. La marque préfère utiliser des matières produites en petites quantités afin d’assurer une longévité de vie aux vêtements. Produire moins mais produire mieux en somme.

Les collections JagVi sont disponibles sur l’eshop de la marque ou sur le site marchand  L’Exception. Les prix sont abordables, on est sur une gamme moyenne : la chemise à partir de 125€, 130€ le pantalon, 125€ le sweat,… Alors messieurs, oubliez les marques dont la communication véhicule des images de branchitudes et de qualité, mais qui fabriquent dans des conditions similaires aux grandes enseignes de fast-fashion et prévilégiez les marques qui soignent leur production.

Crédits photo : JagVi

 

MAISON STANDARDS : DES INTEMPORELS RESPONSABLES

MAISON STANDARDS : DES INTEMPORELS RESPONSABLES

Depuis quelques temps, dans les rues de Paris, on croise de plus en plus de personnes arborant un sac en kraft avec l’inscription Maison Standards. Et puis, les « tu connais Maison Standards ? » sont arrivés. Il est donc temps d’étudier leur cas !

Maison Standards est une marque de prêt-à-porter fondée par Uriel Karsenti en 2013. Avocat de formation, diplômé d’HEC, Uriel Karsenti fait carrière dans la mode. Après 14 années passées à la tête de Barbara Bui, du Groupe Zannier et de Pierre Hardy, il se lance dans l’entreprenariat et fonde Maison Standards, sur un modèle économique grandissant : le prêt-à-porter en ligne. Son idée part d’un constat simple : les best-sellers des marques de vêtements sont des basiques sur lesquels les marges sont très importantes. Ainsi Uriel Karsenti décide de lancer sa maison de mode en proposant des vêtements standards de qualité, sans intermédiaire à des prix abordables.

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Concrètement, que trouve-t-on chez Maison Standards ? Des vêtements basiques intemporels : chemises blanches, bleues, en denim, en soie pour les femmes, des T-shirts, des pulls, des pantalons droits, des chinos, le tout sans logo ni inscription. Ce sont donc des pièces indémodables, que l’on garde des années. D’autant plus qu’elles sont de belles factures, dans des matières et finitions soignées. Autre force de la marque : le réassort ne se fait qu’en fonction des besoins et retours clients. Une pièce est rééditée si elle plaît, on ne suit pas les collections classiques de la mode. Ainsi un vêtement peut être commercialisé toute l’année si les ventes sont au rendez-vous. Inversement, si un produit ne fonctionne pas, on arrête sa production, pas de gâchis !

70% des vêtements Maison Standards sont fabriqués en Europe (Pologne, Hongrie, Bulgarie, Portugal), 30% sont fabriqués en Tunisie, au Maroc et en Chine. La transparence est une préoccupation majeure de la marque. Sur le site internet, tous les pays de production sont mentionnés dans les détails des produits. Les prestataires sont choisis avec minutie, et la marque effectue régulièrement des visites de contrôle dans les usines. Maison Standards défend un modèle de consommation responsable. L’éthique est au coeur des valeurs de la marque. La marque va prochainement éditer une charte qui protège les droits, les conditions de travail et la juste rémunération des travailleurs afin de garantir un code de conduite social qui lie Maison Standards à ses fournisseurs et partenaires. J’interroge de nombreuses marques pour me documenter, et je peine souvent à obtenir des réponses. Maison Standards m’a tout de suite répondu, notamment lorsque je les ai questionné sur les conditions de travail en Chine.

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Cette transparence, la marque l’applique également sur sa politique de prix. En effet, Uriel Karsenti a bâti Maison Standards sur le principe d’éliminer les marges intermédiaires en proposant un accès direct des produits aux consommateurs. Ainsi, les vêtements de la marque ne sont vendus que sur son site internet.  Depuis quelques mois, il existe également un showroom à Paris, afin de pouvoir visualiser, toucher et essayer les pièces. Attention, particularité, ce n’est pas une boutique classique, il faut créer son compte en ligne et passer une commande via le site. Donc si vous allez au showroom, et souhaitez acheter sur place, vous ne pourrez payer que par carte ou paypal sur le site de la marque.

Ce modèle commercial sans intermédiaire permet des prix 30 à 40 % moins chers que les autres marques de luxe qui produisent dans des conditions similaires. Ainsi les vêtements Maison Standards sont produits de manière luxueuse dans une gamme de prix moyens, et sont tout à fait abordables. Comptez 35€ pour un T-shirt, 65€ la chemise, 80€ le pull en laine mérinos, 85€ le chino,…

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Uriel Karsenti communique volontiers sur le coût de revient de ses vêtement, ainsi que sur la marge appliquée. Selon lui, « on peut payer un produit de qualité à un prix juste et accessible. Tout le monde empile ses propres marges et le client paie un prix démesuré par rapport au prix de revient. Rien ne justifie ces marges abusives qui font payer la marque et le marketing ». Dans cette optique, Maison Standards ne solde pas, les prix justes étant appliqués toute l’année.

Le concept de Maison Standards connait un vif succès. Ainsi le chiffre d’affaires de la marque a dépassé le million d’euros en 2016. L’entreprise a levé un million d’euros auprès d’Experienced Capital Partners  en juin 2016. Je vous ai déjà parlé de cette holding d’investissement qui a également misé sur Balibaris, ou encore Le Slip Français. Elle a été fondée par les anciens dirigeants de Sandro, Maje et Claudie Pierlot. Espérons vivement que Maison Standards reste sur le même cape de l’éthique et de la transparence. À suivre donc !

 

Crédits photo : Maison Standards

A KIND OF GUISE, STRUCTURE ET ÉLÉGANCE MADE IN GERMANY

A KIND OF GUISE, STRUCTURE ET ÉLÉGANCE MADE IN GERMANY

Coup de cœur pour A Kind of Guise ! Créé en 2009 à Munich par le couple Yasar Ceviker et Susi Streich, la marque allemande propose des collections pour hommes et femmes de vêtements sobres et élégants dans des matières et finitions luxueuses.

Étudiants, Yasar et Susi se lancent dans la fabrication d’un sac en cuir. Très vite, leurs potes leur passent commandes et les sacs partent comme des petits pains. Ils se propulsent alors dans l’aventure A Kinf of Guise, avec comme point de départ de développer les savoirs-faire locaux. Très vite, ils étendent leurs créations au prêt-à-porter, et l’idée de créer un vestiaire moderne qualitatif en choisissant avec soin les matières utilisées s’impose à eux. Ainsi, si les coupes semblent basiques, les tissus sont très travaillés et les modèles parfaitement finis. La sélection des matériaux s’effectue à la main auprès de tisserands traditionnels de grande réputation. Pour la prochaine collection homme automne-hiver 2017, les matières proviennent d’Allemagne ou d’Italie. La qualité européenne est donc garantie.

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Ensuite, la confection des vêtements est faite en Allemagne par des artisans locaux spécialisés. La qualité allemande, souvent mise en avant dans les publicités, ne faillit pas à sa réputation, les produits sont de très belle facture. Si l’entreprise ne cesse de grossir, A Kind of Guise garde comme ligne directrice une production locale. La marque collabore aujourd’hui avec 16 fournisseurs, minutieusement sélectionnés. Elle tire une grande fierté de son « Made in Germany ».

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Les collections de la marque sont vendus en France chez Centre Commercial. On peut également commander via l’e-shop de la marque. En terme de prix, on est sûr des tarifs équivalent à une maison telle qu’APC, mais avec la garantie d’une fabrication européenne.

La collection femme n’est pas encore sortie dans son intégralité, j’ai hâte de savoir si l’on retrouvera l’équivalent féminin du T-Shirt Toshio, qui a l’air complètement doux et confortable ! À suivre donc.

 

Crédits photo : A Kind of Guise