REFORMATION, LA FAST-FASHION RESPONSABLE

REFORMATION, LA FAST-FASHION RESPONSABLE

Peut-on être une grosse marque et produire de manière responsable ? Nos amis anglo-saxons sont assez avancés sur la question. En 2009, Yael Aflalo, ancienne mannequin, lance sa marque californienne eco-friendly Reformation. Son objectif est clair et ambitieux : créer une grande enseigne de mode, répondant à des principes éthiques et écologiques. Très vite, les stars telles que Rihanna, Alexa Chung ou encore Emily Ratajkowski deviennent des adeptes. La marque décolle et ouvre plusieurs boutiques aux Etats-Unis, en plus de l’eshop.

Reformation propose des collections limitées, produites et manufacturées localement à Los Angeles. Ainsi Yael Aflalo prouve que l’on peut produire en grande quantité, localement en se souciant du développement durable.  La marque porte trois valeurs fondamentale : l’environnement, l’équité sociale et les exigences économiques. Reformation, c’est en soi de la fast-fashion responsable.

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Dans un souci écologique, les bâtiments et infrastructures de la marque utilisent 100% d’énergie verte qui provient des éoliennes. L’éclairage est assuré par des LED. Ces installations écologiques permettent à la marque de réduire ses dépenses en eaux, de contrôler ses émissions de CO2 et de diminuer ses déchets. La société recycle 75% de ses déchets et espère, d’ici quelques années, pouvoir atteindre l’objectif du zéro déchet. 

La marque est également très active sur le plan social. Le bien-être est au centre des préoccupations. Ainsi Reformation propose à ses travailleurs des formations avec une possibilité d’évolution au sein de l’entreprise. La question des femmes et de leur place dans l’entreprise est également primordiale. Tout est mis en place pour que la société soit attractive aux meilleurs talents. Ce souci de l’humain passe également par la transparence sur la provenance des produits, ainsi que l’impact de la production sur la santé des travailleurs.

Mais là où la marque déploie le plus d’énergie, c’est sur son engagement environnemental. Pour pallier à la production de coton, qui même bio, reste très gourmande en eau, Reformation mise sur le développement technologique du textile. La matière phare qu’utilise la marque est le Tencel. Biodégradable, infroissable et doux au toucher, ses fibres sont extraites de la cellulose d’eucalyptus qui nécessite peu d’espace pour se développer. Il se cultive plus rapidement que le coton, et nécessite moins d’eau. Principalement fabriqué par la firme autrichienne Lenzing, le Tencel est aujourd’hui certifié par le label Oeko Tex100. Pour compenser les coûts énergétiques de la production de Tencel, Lenzing n’utilise que de l’énergie renouvelable pour pouvoir minimiser son impact écologique ainsi que le coût d’exploitation de cette fibre.

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Pour le reste de ses collections, Reformation utilise également des matières existantes qu’elle recycle. Elle utilise notamment des chutes de tissus de l’industrie textile. La marque est pionnière dans l’upcycling. Elle a également lancé un programme de recyclage en permettant à ses clients de renvoyer leurs vieux vêtements.

Pour mesurer son impact environnemental, Reformation a développé un logiciel de nommé Refscale. Par de savants calculs, ce logiciel récolte toutes les donnés sur les différentes étapes de la vie du vêtement et étudie son rapport à l’environnement : de la fabrication du textile jusqu’à sa vente et son recyclage. Cette outil permet notamment à la marque de mesurer les progrès qu’il lui reste à faire afin d’atteindre le zéro déchet. Et pour compenser ses émissions de CO2 rejetées, ses déchets non recyclés et ses dépenses en eau, l’entreprise participe à la replantation de forêts dans l’état de Californie et s’engage fortement en faveur de l’éducation des enfants à Los Angeles. Tout est donc pensé pour que l’entreprise soit la plus responsable possible.

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En terme de coûts, on reste très éloigné des petits prix des enseignes classiques de fast-fashion. On est plus sur une gamme de prix moyens à l’instar des Maje, Sandro, The Kooples. L’éthique en plus. Il est possible de passer commande de France via l’e-shop mais les frais de livraison sont assez élevés. Espérons donc que Reformation inspire des entreprise française. À quand la première marque de fast-fasion éthique française ?

Crédits photos : Reformation

W.Y.L.D.E, DES VÊTEMENTS 100% RECYCLÉS, 100% TENDANCE

W.Y.L.D.E, DES VÊTEMENTS 100% RECYCLÉS, 100% TENDANCE

On sait qu’aujourd’hui on pourrait complètement arrêter de produire de nouvelles matières pour fabriquer nos vêtements. Avec l’avènement de la fast-fashion, on ne porte plus nos habits en nombre d’années, mais en nombres de mois. Pire encore, on ne porterait que 5 fois nos vêtements ! Dans ce contexte de surconsommation, le recyclage semble être l’avenir de la mode. W.Y.L.D.E en a fait sa spécialité. Découverte de cette marque au développement prometteur.

Depuis 2013, W.Y.L.D.E revendique une mode tendance 100% recyclée. Créé par Clarissa Acario, brésilienne d’origine mais française de coeur et d’adoption, la jeune créatrice s’est engagée pour révolutionner la mode. Clarissa chine, redonne vie à des vêtements vintage, les découpe, les coud à la main pour en faire des pièces uniques d’exception. Les collections W.Y.L.D.E s’inspirent de la musique, de l’art et de la culture urbaine, tout en étant intemporelles. Le style de la marque est contemporain, graphique, avec une touche rock. La jeune créatrice enrichit les vêtements en ajoutant des broderies, des clous, des zips,… Recycler divers pièces et accessoires rend le jeu créatif encore plus excitant.

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L’engagement éthique et le développement durable sont des valeurs fortes de la marque. C’est la raison pour laquelle Clarissa a fait le choix d‘une mode «Made in France» responsable et solidaire. Matières premières et fabrication sont garanties au cœur d’un circuit court français. À chaque saison, la marque présente un dressing complet en toiles fabriquées à partir des fibres 100% recyclés, en série limitée. Pour Clarissa, il est possible de produire sans détruire. À l’opposé de la fast-fashion, W.Y.L.D.E est dans une logique de cercle vertueux de la mode. Qualité des produits, respect de l’environnement et des filières, transparence pour le consommateur sont dans l’ADN de la marque.

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W.Y.L.D.E ce sont des collections capsules mixtes à prix justes. On peut acquérir une pièce de créateur unique autour de 100€-300€, ce qui est tout à fait raisonnable pour un vêtement Made in France. Les collections sont commercialisées sur l’eshop de la marque, ou dans quelques points de vente à retrouver ici.

Crédits photo : W.Y.L.D.E 

OLOW, LABEL ARTISTIQUE ÉTHIQUE

OLOW, LABEL ARTISTIQUE ÉTHIQUE

Dans le paysage des marques masculines responsables, Olow est un acteur à ne pas manquer. Fondée en 2006 par Mathieu Sorosina et Valentin Porcher à Montreuil, la marque originaire de Seine Saint-Denis s’est affirmée entre la culture street et la mode masculine intemporelle.

Chaque saison, Olow s’inspire de l’atmosphère du moment pour créer des collections allant des basiques aux imprimés audacieux. Plus qu’une marque de prêt-à-porter, Olow est un label artistique. Mathieu Sorosina et Valentin Porcher collaborent avec différents artistes et sortent régulièrement des collections capsules. En ce moment, c’est l’artiste Jean Jullien qui est mis à l’honneur avec des motifs inspirés de la BD (à découvrir ici). Par ailleurs, la boutique (48, Rue de Montmorency – Paris – 3ème) expose sans cesse des dessinateurs, peintres, graphistes ou encore sculpteurs. Depuis plus de onze ans, Olow possède à son actif une centaine de collaborations artistiques sur le textile, des expositions, concerts et films, ainsi qu’un magazine papier.

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Outre sa culture artistique, la marque se veut exemplaire sur la production de ses produits. Ainsi, Olow s’efforce de commercialiser des vêtements de qualité fabriqués au Portugal, à quelques kilomètres de Braga, dans des usines familiales. L’éthique est au centre des valeurs de Mathieu Sorosina et Valentin Porcher qui connaissent parfaitement leurs prestataires. Le choix du Portugal s’est fait dans un souci de «développement durable, social et économique à l’échelle européenne». Il s’est également imposé du fait que leurs fournisseurs parlent français, ce qui n’est pas négligeable dans le choix d’un prestataire.

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Vous pouvez retrouver la collection d’Olow sur leur e-shop, dans leur boutique, ainsi que dans plus de 200 points de vente. Les prix correspondent à une gamme moyenne, et bien plus abordables que certaines marques qui fabriquent en Asie sans aucune transparence sur leur production.

Crédits photos : Olow

LE PULL DU FUTUR D’HOPAAL 100% RECYCLÉ

LE PULL DU FUTUR D’HOPAAL 100% RECYCLÉ

Hopaal c’est une marque de vêtements recyclés lancée il y a un an par Mathieu Couacault et Clément Maulavé, deux anciens étudiants de Toulouse Business School (TBS). Leur idée est simple : collecter des chutes de tissus en coton bio ainsi que des bouteilles en plastique, qui sont ensuite broyés et ramenés à l’état de fibres pour constituer de nouveaux fils. Ces fils sont utilisés pour fabriquer des vêtements 100% recyclés. Jusqu’à présent, la jeune marque produisait des T-Shirts et Sweats fabriqués de manière éthique en Inde. Nouveau pari de la marque : produire un pull 100 % recyclé et 100 % made in France. 

Le pull du futur : 100% recyclé et made in FranceLe Pull du Futur, comme l’appel Hopaal n’a pas de super pouvoirs, mais il est résolument moderne dans son approche de fabrication. Mathieu et Clément sont plus que lucides sur l’état de la planète et sur sa sur-exploitation par l’industrie textile, qui pour rappel est la deuxième industrie la plus polluante. Pourquoi continuer de produire du tissus alors qu’il y en a des tonnes à la décharge ? Car c’est bien cela dont il s’agit, dans le processus de production du Pull du Futur, aucune matière n’a été piochée dans les réserves de la planète. Il est entièrement fabriqué à partir de fibres d’anciens vêtements. Les fibres sont triées pour ne garder que les meilleures. Pour leur donner leurs couleurs bleu marine ou gris clair, un coloriste textile s’assure du bon mélange des fibres afin que sa couleur soit parfaite. Chaque pièce est donc unique. Cette méthode de recyclage permet de faire des économies en énergie, en eau et en CO2 qui sont estimées à 98%, car il n’y a ni culture de coton, ni teinture, ni ajout de produit chimique. Le Pull du Futur ne consomme que 50 litres d’eau durant sa fabrication contre 7 700 litres pour un pull classique.

Par ailleurs, ce pull recyclé est 100% made in France. Hopaal a fait le choix de soutenir l’économie locale en choisissant de travailler avec deux ateliers : l’un pour réaliser le fil, l’autre pour la confection. Leur savoir-faire répond aux critères sélectifs de Mathieu et Clément. Ainsi en produisant en France, les distances d’acheminement des produits sont réduits, ce qui limite les émissions de CO2, et favorise le développement durable.

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Le design sobre du Pull du Futur a été pensé pour devenir un basique mixte du vestiaire masculin et féminin. Il est fabriqué en maille nid d’abeille pour un confort optimal. Il est composé de laine, coton et polyamide, le tout recyclé. Il a été pensé pour durer de nombreuses années. C’est l’anti fast-fashion pull !

Et comme si tout cela ne suffisait pas pour rendre le Pull du Futur terriblement attractif, 10% des bénéfices d’Hopaal servent à financer des actions sociales et environnementales. En un an, 40 coraux ont été transplantés en Indonésie, quatre patients ont pu être aidés, trois micro-entrepreneurs ont été soutenus et 15 tonnes de déchets ont été nettoyés des Alpes françaises. Avec le Pull du Futur, Hopaal souhaite mener une action locale et française. La jeune marque a choisi d’aider à la revégétalisation de villes en y plantant des plantes, des fleurs et des arbres. En achetant un pull, vous pouvez votez pour la ville que vous souhaitez revégétaliser.

Alors foncez vite sur le site d’Hopaal pour pré-commander votre pull, pré-commande qui permettra de grouper les coûts de production, ce qui vous permettra d’acquérir le Pull du Future à 95€ (vs 120€ une fois le stade des 500 pré-commandes passées).

 

Crédits photo et source : Hopaal 

 

 

 

A KIND OF GUISE, STRUCTURE ET ÉLÉGANCE MADE IN GERMANY

A KIND OF GUISE, STRUCTURE ET ÉLÉGANCE MADE IN GERMANY

Coup de cœur pour A Kind of Guise ! Créé en 2009 à Munich par le couple Yasar Ceviker et Susi Streich, la marque allemande propose des collections pour hommes et femmes de vêtements sobres et élégants dans des matières et finitions luxueuses.

Étudiants, Yasar et Susi se lancent dans la fabrication d’un sac en cuir. Très vite, leurs potes leur passent commandes et les sacs partent comme des petits pains. Ils se propulsent alors dans l’aventure A Kinf of Guise, avec comme point de départ de développer les savoirs-faire locaux. Très vite, ils étendent leurs créations au prêt-à-porter, et l’idée de créer un vestiaire moderne qualitatif en choisissant avec soin les matières utilisées s’impose à eux. Ainsi, si les coupes semblent basiques, les tissus sont très travaillés et les modèles parfaitement finis. La sélection des matériaux s’effectue à la main auprès de tisserands traditionnels de grande réputation. Pour la prochaine collection homme automne-hiver 2017, les matières proviennent d’Allemagne ou d’Italie. La qualité européenne est donc garantie.

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Ensuite, la confection des vêtements est faite en Allemagne par des artisans locaux spécialisés. La qualité allemande, souvent mise en avant dans les publicités, ne faillit pas à sa réputation, les produits sont de très belle facture. Si l’entreprise ne cesse de grossir, A Kind of Guise garde comme ligne directrice une production locale. La marque collabore aujourd’hui avec 16 fournisseurs, minutieusement sélectionnés. Elle tire une grande fierté de son « Made in Germany ».

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Les collections de la marque sont vendus en France chez Centre Commercial. On peut également commander via l’e-shop de la marque. En terme de prix, on est sûr des tarifs équivalent à une maison telle qu’APC, mais avec la garantie d’une fabrication européenne.

La collection femme n’est pas encore sortie dans son intégralité, j’ai hâte de savoir si l’on retrouvera l’équivalent féminin du T-Shirt Toshio, qui a l’air complètement doux et confortable ! À suivre donc.

 

Crédits photo : A Kind of Guise