AGNES DE VERNEUIL, BIJOUX INTEMPORELS ET DURABLES

AGNES DE VERNEUIL, BIJOUX INTEMPORELS ET DURABLES

Aujourd’hui, la mode est souvent éphémère, on consomme des vêtements dans l’air du temps, sans trop prêter attention à la qualité des produits.  En revanche, lorsqu’il s’agit de s’acheter ou d’offrir un bijou précieux, on souhaite qu’il traverse les saisons, qu’il nous accompagne toute une vie, avant de le transmettre à un être cher. Si on s’accorde pour rechercher leur qualité, on s’interroge moins sur la manière dont sont fabriqués nos bijoux. Dans un souci de transparence, la joaillière Agnès de Verneuil communique volontiers sur les conditions de fabrication de ses créations intemporelles.

Après des études de mode à Paris, Agnès de Verneuil part vivre son rêve Indien aux pays des Maharadjas. Elle travaille trois ans auprès de la créatrice Marie-Hélène de Taillac et découvre les ateliers de bijoux précieux. De retour à Paris, imprégnée de l’atmosphère épicée et chatoyante de l’Inde, elle crée en 2009 sa première collection de bijoux d’inspiration ethnique et antique.

Agnès de Verneuil dessine ses modèles à Paris mais c’est en Inde, à Jaipur, que ses bijoux prennent vie. Chaque pièce est élaborée avec les artisans de l’atelier, qu’elle connaît personnellement, avec qui elle collabore depuis ses débuts. La relation et les conditions des travailleurs sont primordiales pour la créatrice. Engagée sur le plan humain, Agnès de Verneuil est actuellement en train de monter un partenariat avec une écoles pour filles près de son atelier fournisseur. Pour chaque bijou acheté, la créatrice versera une contribution pour aider les fillettes à bénéficier d’une éducation et ainsi préparer leur avenir.

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Une fois en France, les bijoux d’Agnès de Verneuil sont minutieusement vérifiés. La créatrice travaille exclusivement l’argent 925 et crée des bijoux que l’on garde toute sa vie et que l’on transmet. En plus d’être reconnu pour sa solidité, l’argent, tout comme l’or, n’est pas une matière allergène, aucun risque pour la peau.

Pour ses créations en vermeil, la joaillière fait appel à un doreur parisien. Les bijoux en argent massif sont recouverts de 5 microns d’or 24 carats, et c’est ce procédé qui porte le nom de vermeil dont l’appellation est protégée.

Aux grès des collections, Agnès de Verneuil mélange l’argent et le vermeil à quelques  touches de couleurs. Dans sa collection permanente, on retrouve des bagues simples, trois rangs ou semainiers, créoles, bracelets et pendentifs à porter seul ou à superposer. Pour sa dernière collection, Neptune, Agnès de Verneuil prend le large et nous emmène dans l’univers enivrant des Océans : ancres, croix et pierres naturelles ornent les nouvelles créations.

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Les bijoux d’Agnès de Verneuil sont en vente sur l’eshop de la marque ainsi que dans plus de 50 points de ventes à retrouver ici.

Crédits photos : Agnès de Verneuil 

ZARA SYSTÈME

ZARA SYSTÈME

J’ai précédemment parlé des géants de l’industrie de la mode que je boycotte (relire l’article). Vous avez sans doute pu constater qu’il en manquait un : Zara. C’est la seule grande enseigne que je fréquente encore, surtout pour mes enfants.

Le cas Zara est un cas complexe et intéressant, car l’enseigne a mis sur pied un système industriel basé sur une chaîne d’approvisionnement courte et efficace. 

Inditex (maison-mère de la marque de Zara) aime communiquer sur la réussite de son modèle. En effet les équipes de design et de fabrication vont très vite : moins d’un mois ne s’écoule entre le moment où le vêtement est dessiné et celui où il se retrouve en magasin. Afin d’écourter les délais, la marque n’a aucun intérêt à produire loin des bureaux de création espagnols. La plupart des tissus sont achetés en Espagne puis envoyés pour la confection « à proximité ». À la différence de H&M, Inditex est d’abord un fabricant. Ainsi le site espagnol compte dix centres de confection pour les pièces complexes (pantalons, vestes, manteaux…). 49% des vêtements sont fabriqués en Espagne, au Portugal et au Maroc, notamment les pièces les plus « mode » selon la marque. 14 % en Turquie, Roumanie et Italie. La sous-traitance en Asie (Chine, Thaïlande, Inde, Bangladesh) représente 35 % de la fabrication principalement pour les grandes séries (tee-shirts, chemises basiques…). Les 2 % restants sont confectionnés en Amérique du Sud pour quelques collections locales. Poursuivre la lecture de « ZARA SYSTÈME »

C’EST MATHÉMATIQUE !

C’EST MATHÉMATIQUE !

En décidant de ne plus acheter du made in Asia, je me suis confrontée à un problème majeur : où m’habiller ? Concrètement cela signifie oublier les grandes enseignes telles qu’H&M, Gap, Uniqlo, mais également les Cos, &Others Stories, Topshop. Idem pour la vente par correspondance bon marché comme Asos. Ce n’est donc pas anodin pour le portefeuille de s’habiller responsable. C’est une démarche de consommation nouvelle que j’ai dû adopter.

Depuis l’adolescence, j’avais pris l’habitude d’aller plusieurs fois par mois faire les magasins. Même lorsque mon pouvoir d’achat a augmenté au fur et à mesure des années, j’ai continué à m’acheter des pièces chez les grandes enseignes. Il a donc fallu que je casse complètement mes codes shopping. Cela signifie acheter moins, mais acheter plus responsable et plus qualitatif. Si je dois être franche, ce n’est pas si facile !

Nous évoluons dans une société où l’extrême consommation est un modèle. Quelle fille n’a jamais était impressionnée par les dressings démesurés des stars ? Qui n’a jamais eu envie d’avoir une pièce de 30m2 remplie de vêtements ? Les bases du problème sont posées. La publicité, le star système, les magazines, la télévision, internet nous poussent à consommer. On est envahi d’une entière satisfaction quand on sort d’un magasin H&M avec un sac rempli. Les vêtements ne seront que très peu portés pour la plupart, mais il nous faut assouvir cette envie boulimique d’acheter.

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Les conditions de travail des ouvriers textiles en Asie sont connus. Il y quatre ans le Rana Plaza, dans la banlieue de Dacca au Bangladesh, s’effondrait faisant 1 138 morts et 2000 blessés parmi les 5 000 ouvriers, principalement des femmes, des six usines textiles que l’immeuble abritait. Ce drame a mis en lumière les limites de la mondialisation et de l’exploitation de la misère pour satisfaire une société de consommation toujours plus en demande de prix bas.

 

Equation 2

On a beau savoir, mais on ne change rien à notre mode de consommation. Finalement « l’Asie c’est loin… Il faut bien que les gens travaillent ! Et puis on n’a pas les moyens d’acheter éthique ! » Voilà ce que j’entends depuis que je me suis lancée le défit du made in responsable. On en revient à la difficulté de changer les habitudes quand on a grandi avec la fièvre acheteuse, la surconsommation. En tant qu’adulte, on n’a pas besoin de changer de vêtements à chaque saison. On nous a créé un besoin. À nous consommateur de changer les choses, à nous d’accepter de ne pas remplir nos dressings, de faire vomir nos armoires.

Je vous encourage à regarder le documentaire The True Cost réalisé par Andrew Morgan disponible sur Netflix. Il raconte les processus de fabrication au sein de l’industrie du textile, et surtout il met des images sur le drame des conditions de travail en Asie. Il nous éclaire sur l’incessante course aux coûts de production toujours plus bas, pour des salaires de misère. Les employés textiles travaillent souvent au détriment de leur santé, parfois au détriment de leur vie. Voici le trailer.

J’en suis au tout début de ce combat, j’ai encore beaucoup de made in Asia dans mes placards, et petit à petit, je m’efforce à changer mes habitudes. Car il n’y a pas que la mode, mais également les meubles, l’électroménager, les objets technologiques, les jouets de mes enfants, la déco,… toutes mes habitudes de consommation occidentales sont à revoir.

J’espère pouvoir vous dire un jour : « pour fabriquer cet objet que je possède, aucune femme, homme ou enfant n’a travaillé dans de mauvaises conditions, la personne qui a fabriqué cet objet est fière de l’avoir fait, aussi fière que je suis de le posséder ! «