BLACK VERVEINE : MODE ÉTHIQUE ET GRAPHIQUE MADE IN FRANCE

BLACK VERVEINE : MODE ÉTHIQUE ET GRAPHIQUE MADE IN FRANCE

Quand on parle de mode éthique, très vite on a dans la tête des images de vêtements type sarouel… J’ai créé ce blog pour mettre en lumière des marques responsables modernes allant à l’encontre des clichés. Black Verveine reflète exactement cette volonté. Crée par Aurélie Guilbaud, une jeune styliste nantaise, la marque française propose une collection graphique et épurée.

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Pour la créatrice de Black Verveine, « fabriquer des vêtements en France était une évidence ». Mais pas avec n’importe quelles matières. Aurélie Guilbaud est particulièrement vigilante aux conditions de fabrication de ses collections, mais également sur la provenance des matières. C’est la raison pour laquelle, Black Verveine collabore avec des fournisseurs de matières biologiques qui garantissent le travail humain et la préservation de l’environnement.

Ainsi, la jeune marque utilise du coton cultivé en Ouganda ou au Kirghizstan, filé et tissé en Suisse ou en Allemagne, et teint en Allemagne. Le tout certifié Fair For Life, GOTS et IVN. Le satin et la popeline sont fabriqués en coton biologique provenant de Turquie, certifié GOTS. La crêpe est également en coton cultivé en Turquie ou en Inde, filé en Italie, tissé et teint en France, certifié GOTS. Enfin, on trouve de la soie biologique « Ahimsa » ou « Peace silk » tissée main et teintée par des artisans indiens utilisant des teintures sans métaux lourds. Cette soie est réputée pour être non-violente envers l’animal.  

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Black Verveine est une marque de créatrice de qualité et même si les prix peuvent sembler élevés, ils justifient de bonnes conditions de fabrication. Les pièces sont intemporelles et pourront être portées longtemps ! Consommons moins, mais consommons mieux.

 

Crédits photo : Black Verveine

C’EST MATHÉMATIQUE !

C’EST MATHÉMATIQUE !

En décidant de ne plus acheter du made in Asia, je me suis confrontée à un problème majeur : où m’habiller ? Concrètement cela signifie oublier les grandes enseignes telles qu’H&M, Gap, Uniqlo, mais également les Cos, &Others Stories, Topshop. Idem pour la vente par correspondance bon marché comme Asos. Ce n’est donc pas anodin pour le portefeuille de s’habiller responsable. C’est une démarche de consommation nouvelle que j’ai dû adopter.

Depuis l’adolescence, j’avais pris l’habitude d’aller plusieurs fois par mois faire les magasins. Même lorsque mon pouvoir d’achat a augmenté au fur et à mesure des années, j’ai continué à m’acheter des pièces chez les grandes enseignes. Il a donc fallu que je casse complètement mes codes shopping. Cela signifie acheter moins, mais acheter plus responsable et plus qualitatif. Si je dois être franche, ce n’est pas si facile !

Nous évoluons dans une société où l’extrême consommation est un modèle. Quelle fille n’a jamais était impressionnée par les dressings démesurés des stars ? Qui n’a jamais eu envie d’avoir une pièce de 30m2 remplie de vêtements ? Les bases du problème sont posées. La publicité, le star système, les magazines, la télévision, internet nous poussent à consommer. On est envahi d’une entière satisfaction quand on sort d’un magasin H&M avec un sac rempli. Les vêtements ne seront que très peu portés pour la plupart, mais il nous faut assouvir cette envie boulimique d’acheter.

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Les conditions de travail des ouvriers textiles en Asie sont connus. Il y quatre ans le Rana Plaza, dans la banlieue de Dacca au Bangladesh, s’effondrait faisant 1 138 morts et 2000 blessés parmi les 5 000 ouvriers, principalement des femmes, des six usines textiles que l’immeuble abritait. Ce drame a mis en lumière les limites de la mondialisation et de l’exploitation de la misère pour satisfaire une société de consommation toujours plus en demande de prix bas.

 

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On a beau savoir, mais on ne change rien à notre mode de consommation. Finalement « l’Asie c’est loin… Il faut bien que les gens travaillent ! Et puis on n’a pas les moyens d’acheter éthique ! » Voilà ce que j’entends depuis que je me suis lancée le défit du made in responsable. On en revient à la difficulté de changer les habitudes quand on a grandi avec la fièvre acheteuse, la surconsommation. En tant qu’adulte, on n’a pas besoin de changer de vêtements à chaque saison. On nous a créé un besoin. À nous consommateur de changer les choses, à nous d’accepter de ne pas remplir nos dressings, de faire vomir nos armoires.

Je vous encourage à regarder le documentaire The True Cost réalisé par Andrew Morgan disponible sur Netflix. Il raconte les processus de fabrication au sein de l’industrie du textile, et surtout il met des images sur le drame des conditions de travail en Asie. Il nous éclaire sur l’incessante course aux coûts de production toujours plus bas, pour des salaires de misère. Les employés textiles travaillent souvent au détriment de leur santé, parfois au détriment de leur vie. Voici le trailer.

J’en suis au tout début de ce combat, j’ai encore beaucoup de made in Asia dans mes placards, et petit à petit, je m’efforce à changer mes habitudes. Car il n’y a pas que la mode, mais également les meubles, l’électroménager, les objets technologiques, les jouets de mes enfants, la déco,… toutes mes habitudes de consommation occidentales sont à revoir.

J’espère pouvoir vous dire un jour : « pour fabriquer cet objet que je possède, aucune femme, homme ou enfant n’a travaillé dans de mauvaises conditions, la personne qui a fabriqué cet objet est fière de l’avoir fait, aussi fière que je suis de le posséder ! « 

LE FLOU PETIT BATEAU

LE FLOU PETIT BATEAU

Petit Bateau, c’est la marque française de vêtements pour enfants par excellence. Je pense qu’il n’y a pas un seul bébé français qui n’a pas porté du Petit Bateau. Seulement voilà, impossible de savoir où sont fabriqués les vêtements de la marque ! Pas de provenance sur les étiquettes, pas de Made in. Juste un : « Service consommateur… » avec une adresse. Autant vous dire qu’on navigue dans le flou total !

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