W.Y.L.D.E, DES VÊTEMENTS 100% RECYCLÉS, 100% TENDANCE

W.Y.L.D.E, DES VÊTEMENTS 100% RECYCLÉS, 100% TENDANCE

On sait qu’aujourd’hui on pourrait complètement arrêter de produire de nouvelles matières pour fabriquer nos vêtements. Avec l’avènement de la fast-fashion, on ne porte plus nos habits en nombre d’années, mais en nombres de mois. Pire encore, on ne porterait que 5 fois nos vêtements ! Dans ce contexte de surconsommation, le recyclage semble être l’avenir de la mode. W.Y.L.D.E en a fait sa spécialité. Découverte de cette marque au développement prometteur.

Depuis 2013, W.Y.L.D.E revendique une mode tendance 100% recyclée. Créé par Clarissa Acario, brésilienne d’origine mais française de coeur et d’adoption, la jeune créatrice s’est engagée pour révolutionner la mode. Clarissa chine, redonne vie à des vêtements vintage, les découpe, les coud à la main pour en faire des pièces uniques d’exception. Les collections W.Y.L.D.E s’inspirent de la musique, de l’art et de la culture urbaine, tout en étant intemporelles. Le style de la marque est contemporain, graphique, avec une touche rock. La jeune créatrice enrichit les vêtements en ajoutant des broderies, des clous, des zips,… Recycler divers pièces et accessoires rend le jeu créatif encore plus excitant.

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L’engagement éthique et le développement durable sont des valeurs fortes de la marque. C’est la raison pour laquelle Clarissa a fait le choix d‘une mode «Made in France» responsable et solidaire. Matières premières et fabrication sont garanties au cœur d’un circuit court français. À chaque saison, la marque présente un dressing complet en toiles fabriquées à partir des fibres 100% recyclés, en série limitée. Pour Clarissa, il est possible de produire sans détruire. À l’opposé de la fast-fashion, W.Y.L.D.E est dans une logique de cercle vertueux de la mode. Qualité des produits, respect de l’environnement et des filières, transparence pour le consommateur sont dans l’ADN de la marque.

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W.Y.L.D.E ce sont des collections capsules mixtes à prix justes. On peut acquérir une pièce de créateur unique autour de 100€-300€, ce qui est tout à fait raisonnable pour un vêtement Made in France. Les collections sont commercialisées sur l’eshop de la marque, ou dans quelques points de vente à retrouver ici.

Crédits photo : W.Y.L.D.E 

MUUDANA, QUAND L’ARTISANAT TRADITIONNEL RENCONTRE LA MODE

MUUDANA, QUAND L’ARTISANAT TRADITIONNEL RENCONTRE LA MODE

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la mode responsable, mon premier réflexe a été de bannir le made in Asie de mon dressing. J’associais la fabrication asiatique aux mauvaises conditions de travail. C’est malheureusement souvent le cas, mais il ne faut pas généraliser. Il existe des ateliers et usines dans lesquels l’humain est respecté, les règles de travail encadrées. On trouve des marques qui font le choix d’une production en Asie dans un modèle responsable et durable. C’est notamment le cas de Muudana qui nous emmène au Cambodge pour sa première collection.

En effet, Muudana souhaite mettre en avant les hommes et femmes, les artisans qui fabriquent nos vêtements et que l’on oublie si souvent. Quand on s’habille le matin, on ne pense jamais à la personne qui a travaillé pour nous confectionner nos habits, si intimes soient-ils. Ainsi la jeune marque responsable souhaite mettre en avant les savoirs-faire traditionnels en recréant un lien entre consommateurs et producteurs. La transparence est une valeur fondamentale pour Muudana. Ainsi, les vêtements de la marque sont confectionnés au Cambodge en atelier solidaire respectant les droits des travailleurs. Muudana a établi des partenariats durables avec des organisations équitables locales.

Derrière ce nouvel acteur de la mode responsable, on trouve Aude, la fondatrice. L’aventure Muudana est née il y a 12 ans, au Pérou. Aude y découvre les tissages traditionnels. Les vêtements artisanaux utilisent des savoirs-faire fascinants, mais leurs designs ne correspondent pas aux critères vestimentaires contemporains. C’est alors que dans la tête d’Aude germe l’idée de créer une marque alliant modernité, tissus traditionnels, et confection équitable. Aude continue sa trajectoire qui l’emmène en Afrique où elle développe des projets d’économie sociale en travaillant pour une ONG. Enrichie de ses diverses expériences, Aude se lance en 2016 dans la réalisation de son rêve et fonde Muudana qui signifie « vêtement » en Quechua, langue native du Pérou.

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Outre son engagement social, Muudana s’efforce de respecter un modèle de développement durable.  Dans cette optique, Aude s’engage à ne produire qu’à partir de tissus issus de fibres naturelles. Actuellement, la marque n’utilise que deux types de matières pour sa première collection : du coton up-cyclé et de la soie. Au Cambodge, nombreuses sont les manufactures textiles qui confectionnent des vêtements pour des marques internationales. Muudana rachète les chutes de tissus en coton, favorisant le coton recyclé. Quant à la soie, il s’agit d’utiliser de la soie tissée à la main au Cambodge, sur des métiers  traditionnels. Cette soie provient majoritairement du Vietnam Sud. Dans les deux cas, pour la coloration du coton et de la soie, les teintures sont non toxiques.

À moyen terme, l’objectif de Muudana est de produire là où se trouvent les matières premières pour limiter l’impact environnemental des déplacements. La marque souhaite étendre ses partenariats là où se trouve les cultures :  au Pérou pour l’alpaga et le coton, en Inde pour le coton et le cachemire, au Vietnam et France pour le lin. Cela permet de rationaliser les transports.

Pour son lancement, Muudana propose une première collection composée de 5 pièces : un top, une jupe, une robe, un pantalon ainsi qu’un kimono. La marque est actuellement en campagne de crowdfunding sur Ulule, et la collection est disponible en pré-vente ici. L’objectif est à deux doigts d’être atteint, il ne manque plus qu’un petit coup de pouce !

Crédits photos : Muudana

 

LES RÉCUPÉRABLES : L’UPCYCLING EST L’AVENIR DE LA MODE

LES RÉCUPÉRABLES : L’UPCYCLING EST L’AVENIR DE LA MODE

Si vous vous intéressez de près à la mode éthique, vous avez dû entendre parler des Récupérables. À coup de com extrêmement bien ficelée, la marque d’upcycling lance sa nouvelle collection Kotidienne sur la plateforme participative Ulule.

Quel est le concept des Récupérables ? Tout commence dans la tête d’Anaïs Dautais Warmel. En effet, la jeune créatrice téméraire et audacieuse a eu l’idée de créer sa marque alors qu’elle était responsable de la boutique solidaire La Toute Petite Rockette, annexe d’une ressourcerie parisienne. Face à l’afflux de tissus jetés à la décharge, Anaïs a imaginé un concept où des vêtements modernes et branchés seraient confectionnés à partir de tissus de seconde main. Recycler de l’ancien pour en faire du nouveau, c’est cela l’upcycling. Les Récupérables s’inscrivent dans un projet de mode circulaire. La marque puise ses ressources dans ce qui a déjà été consommé, laissé de côté et ce malgré la qualité qui perdure, et profite de cette occasion pour transformer cette désuétude en branchitude avant de la remettre en circulation. La boucle est bouclée !

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Depuis 2015, Les Récupérables proposent des vêtements fabriqués à partir de nappes, rideaux, draps et tissus d’ameublement vintage. Les collections sont disponibles en édition limités, mais suivent une direction artistique précise et cohérente qui donne une personnalité propre à la marque. À chaque collection, on retrouve des motifs floraux, des carreaux, mais également des pièces unies. Pour sa nouvelle collection Kotidienne, la marque propose des sweats aux manches motifs cachemires. C’est un mix parfait qui illustre bien l’ADN de la marque : la modernité sublimée par l’ancien.

Kotidienne, c’est une collection de 9 modèles : un headband méga tendance, un sac convertible cabas/sac à dos super pratique, un T-shirt imprimé (vous savez, l’indispensable des parisiennes de la fashion week !) en coton bio, un sweatshirt streetwear qui plaira autant à mémé qu’aux skateurs branchés, une robe chic et graphique, un pantalon à pinces pour une silhouette fuselée de working girl au top, une jupe taille haute mi-longue justement qualifiée de rétro-graphique par le magazine Hummade, un chino must have du dressing masculin, un kimono revisité à porter oversize pour un look loose assumé.

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Autre information, et pas des moindre, toutes les pièces Les Récupérables sont confectionnées dans des ateliers de réinsertion sociales ou de petits ateliers parisiens. Ainsi en achetant une pièce de la marque, on contribue à la promotion d’une mode responsable, du développement durable et de l’économie locale et solidaire. Alors foncez sur Ulule, les pré-ventes partent comme des petits pains !

Crédits photos : Les Récupérables

ROSEANNA LE GLAM RESPONSABLE 

ROSEANNA LE GLAM RESPONSABLE 

Dans la famille des créatrices françaises qui cartonnent, je demande les deux copines d’enfance, Roxane Thiery et Anne-Fleur Broudehoux. Originaires du Nord, elles se sont rencontrées en vacances sur la plage d’un petit village du sud de la France. C’est en 2007, qu’après avoir travaillé chez Alberta Ferretti et Ba&sh, les deux jeunes femmes décident de créer leur marque de beachwear et de maillots de bain, peut-être en référence à leur rencontre. Ni une ni deux, elles nomment leur projet Roseanna, contraction de leur surnoms. Dix ans plus tard, leur marque propose une gamme complète de prêt-à-porter et continue son irrésistible ascension : plus d’une centaine de points de vente, et depuis quelques mois une boutique, rue Froissart, dans le très chic et tendance Haut Marais.

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Roseanna habille les femmes libres, glam, rock, qui assument leurs choix. La marque flirte avec le masculin en restant ultra-féminine et sensuelle. La femme Roseanna  est parisienne, décontractée mais élégante, elle porte un hoodie sur une robe en soie. Elle se joue des codes de la mode au gré de ses envies et de son agenda.

Les collections sont supra colorées, composées d’imprimés fleuries, carreaux, dentelles, ou sequins. Les matières nobles proviennent pour la plupart d’Italie. Roxane Thiery et Anne-Fleur Broudehoux choisissent avec soin les tissus qui composeront leurs créations. Ils sont ensuite confectionnés en Europe : France, Italie, Pologne et Bulgarie pour la nouvelle collection automne/hiver 2017. La maîtrise du style est ainsi contrôlé jusque dans les finitions des produits.

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Avant chaque création de collection, les deux fondatrices s’évadent à l’étranger pour prendre une bouffée d’air et laisser libre cour à leur imagination. Pour la dernière collection, c’est à Venise que les créatrices ont puisé l’inspiration. Le velours, la brillance et les fleurs sont très présents, ils ornent des tenus dans l’air du temps. Ainsi les intrigues vénitiennes rocambolesques sont terriblement moderne chez Roseanna.

Comme souvent pour ce qui est beau, les prix sont assez onéreux. Donc on s’achète une belle pièce coup de coeur plutôt que toute la collection, à moins d’hypothéquer un organe, ce que je déconseille évidemment. Comptez dans les 500€ pour une robe, 300€ pour une blouse ou chemise et 200€ pour un pull. Ça pique, je sais. J’entends déjà les mauvaises langues me dirent qu’à ces prix-là, on ne peut être que responsable ! Mais les collections sont vraiment canon ! Alors si votre bourse le permet, vous pouvez faire votre shooping en ligne ou trouver un point de vente ici.

 

Crédits photo : Roseanna

BLUNE, DES VÊTEMENTS ACIDULÉS POUR ENFANTS HEUREUX

BLUNE, DES VÊTEMENTS ACIDULÉS POUR ENFANTS HEUREUX

C’est assez compliqué de trouver des marques pour enfants qui fabriquent en Europe. Alors quand j’en dégote une, je vous l’indique !

Blune est une marque française de prêt-à-porter féminin et enfant. Blune est la contraction de Blonde et Brune, deux teintes capillaires qui caractérisent les fondatrices. Il y a la brune, Laurence, et la blonde, Eve, rencontrées sur les bancs de l’école d’arts graphiques de Penninghen. Une fois diplômées, chacune prend des chemins différents. Pour Eve, ce sera la mode et le studio de création Chanel, et pour Laurence, la publicité chez Yung & Rubicam. Mais 8 ans après, l’idée d’être réunies autour d’un même projet les titillent et les deux amies se retrouvent pour créer leur marque  En 2011, Julie, une autre brune, rejoint l’aventure après avoir longtemps travaillé avec Chantelle. Toutes les trois fondent Blune avec pour ambition de donner un nouveau souffle à la mode femme et enfant. « Une mode pour les filles d’aujourd’hui, à qui on n’impose rien, qui revendiquent le droit d’être mère et femme en même temps. Des filles qui se jouent des modèles et des conventions ».

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J’apprécie particulièrement leur collection enfant. Leurs imprimés colorés sont super gais, les coupes classiques sont modernisées avec humour et poésie. Les vêtements sont un brin sophistiqués, sans être trop guindés. Ce sont des habits dans lesquels les enfants jouent, rient, courent et font les pitres ! Chez Blune on ne se prend pas au sérieux, les enfants ne sont pas modèles, mais ils sont plein de vie. L’esprit de tribu est dans l’ADN de la marque et si on le souhaite, on peut trouver dans la collection femme des symétries de graphiques, d’imprimés avec la collection enfant.

Pour la fabrication de ses vêtements, Blune travaille avec des producteurs au Portugal. Ainsi l’ensemble des pièces de la marque sont fabriqués en Europe. En revanche, la marque ne communique pas sur la provenance des tissus ni sur le savoir-faire. Je leur ai envoyé un mail, mais pour le moment, aucune réponse, ce qui n’est pas forcément suspect étant donné la période estivale. Je vous tiendrais au courant si je reçois une réponse.

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Enfin côté prix, il faut compter le T-shirt enfant à partir de 30€, la robe dès 55€, et les pantalons à partir de 28€. Actuellement la marque solde la plupart de ses articles entre 30 à 50%.

Retrouvez les points de vente de la marque ici.

Crédits photo : Blune